La Grèce décide aujourd’hui de sa destinée
Depuis 7.00 heures ce matin heure locale, près de 10 millions de Grecs sont appelés à voter pour décider si ils souhaitent continuer avec la politique d’austérité imposée par l’Europe ou si ils préfèrent explorer une route alternative.
Entendons-nous bien: Il est clair que les mesures d’ajustement imposées par le Gouvernement Grec durant les deux dernières années qui ont au milieu d’une très forte crise, réduit de 20 % les salaires des fonctionnaires, des travailleurs privés et les pensions des retraités, qui ont fait perdre aux Grecs 25 % de leurs pouvoirs d’achat et qui ont rendu pauvres presque trois millions de Grecs, ne plaisent pas. Il est clair qu’aucun Grec ne désire de nouvelles économies d’une valeur de 11.500 millions d’euros que le nouveau Gouvernement aura à imposer, selon le plan signé avec le FMI. La question est : les mesures d’austérité sont-elles le chemin unique qui s’offre à la Grèce ou y a t’il d’autres options ?
Les votes de la colère
Ces derniers mois, entre la colère et l’irritation que beaucoup de Grecs sentent contre les partis traditionnels qu’ils considèrent responsables de la situation désastreuse actuelle de récession, naissait également l’idée que les mesures d’austérité enfoncent encore plus le pays dans la misère. De ce fait, les partis qui promettent de renégocier les termes du sauvetage accordés à la Grèce ou qui projettent même la possibilité d’envoyer « promener » l’Europe vont gagner des votes. Les votes de la colère. Avec le risque de déchaîner un tremblement de terre dans toute la Zone euro.
Il est clair que le socialiste Pasok et le conservateur Nouvelle Démocratie (ND) subiront une très forte sanction au niveau du scrutin. Mais la grande inconnue reste de savoir si, malgré cela, ils obtiendront la majorité nécessaire pour gouverner dans une coalition. Les derniers sondages montrent que ND pourrait obtenir 28 % et le Pasok 20 %. Mais il y a d’autres partis qui participent à ces élections (30 au total), et il est estimé qu’au moins 8 d’ entre eux réussiront à surpasser le seuil de 5 % des votes requis pour entrer au Parlement. Le parti de gauche Syriza, par exemple, pourrait compter pour un peu plus de 10 % du scrutin. Et les neo-nazis Chrysi Avgi autour de 7 %.
Ce qui semble évident est que le nouveau Gouvernement grec sera très fragile et vulnérable…






















Leone Siciliani
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