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Ce mercredi 7 Juin 2017, le conseil supérieur de l’audiovisuel réagit pour la première fois, en sanctionnant lourdement l’émission “Touche pas à mon poste”, diffusé sur C8. L’émission animée par Cyril Hanouna, se voit interdir de diffuser de la publicité pendant trois semaines. Un coup dur pour l’émission et son porte-feuille. 

Le CSA prend enfin position sur les nombreuses gaffes de l’émission “Touche pas à mon poste“,  qui avaient suscité de vives réactions chez les auditeurs et sur la toile.
En effet, “la police de la télé” sanctionne deux séquences réalisées en novembre et décembre 2016, condamnant l’émission à une interdiction “de diffuser des séquences publicitaires pendant cette émission, ainsi que 15 minutes avant et 15 minutes après sa diffusion”, pour une durée de trois semaines au cours du mois de juin. Un coup de massue pour TPMP qui vit presque exclusivement de ses revenues publicitaires.

Deux séquences visées

Le conseil supérieur de l’audiovisuel dans ses sanctions visait deux séquences très précises. L’une diffusée le 3 novembre 2016, mettant en scène une caméra cachée “humiliante” durant laquelle Matthieu Delormeau avait cru être le témoin d’une agression mortelle. “En diffusant cette séquence, C8 a gravement méconnu son obligation de faire preuve de retenue dans la diffusion d’images susceptibles d’humilier les personnes”, estime le CSA.
Dans le seconde séquence diffusée le 7 décembre 2016, l’animateur Cyril Hanouna aurait posé sa main sur le sexe de la chroniqueuse Capucine Anav, pendant qu’il la conduisait les yeux fermés. Le CSA a considéré “que cette scène méconnaissait les dispositions de la loi (…) qui lui donnent la responsabilité de lutter contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes et les violences faites aux femmes”.

Le CSA, qui a multiplié en vain les avertissements à l’égard de l’émission Touche pas à mon poste, appelle la société C8 à mette en oeuvre désormais et sans délai tous les moyens garantissant le respect des règles fixées par la loi et par les stipulations de sa convention, qui sont la contrepartie de l’utilisation de la fréquence publique qui lui a été attribuée gratuitement“, a conclu le CSA dans son communiqué.
La chaine peut désormais, si elle le souhaite, contester cette décision en saisissant la justice.
Rappelons que le conseil supérieur de l’audiovisuel ouvre également une procédure de sanction contre la C8 s’agissant de la diffusion du sketch homophobe diffusé durant le prime TPMP.

Nada Lamri