SHARE
Photo : CNEWS Matin

Un homme armé d’un couteau a été arrêté au pied de la Tour Eiffel samedi soir. Les enquêteurs tentent toujours de chercher les motivations de l’assaillant.

Il affirme être en lien avec l’Etat Islamique. Un homme de 18 ans a essayé de forcer un barrage de sécurité de la Tour Eiffel samedi 5 août. D’après les enquêteurs, l’assaillant a brandi un couteau et a crié “Allah Akbar”. L’homme, un Français né en Mauritanie, a été arrêté par des militaires de l’Opération Sentinelle avant de pouvoir blesser quelqu’un.

Une enquête à double tranchant

La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête. Le parquet n’avait pourtant pas tout de suite retenu la piste du terrorisme. En premier lieu, les enquêteurs se sont plutôt penchés vers la piste d’un déséquilibré armé d’un couteau. Cependant, le suspect a affirmé en garde à vue qu'”il voulait commettre un attentat contre un militaire et était en lien avec un membre du groupe jihadiste Etat islamique qui l’aurait encouragé à passer à l’acte.” À la suite de sa déclaration, l’enquête a alors été ouverte pour “association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes” et “tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique”. Les investigations ont été confiées à la Section antiterroriste (SAT) de la Brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Interné en hôpital psychiatrique

L’assaillant était admis en psychiatrie mais bénéficiait d’une autorisation de sortie. Mais le suspect n’était pas à son premier séjour en hôpital psychiatrique. Ce dernier séjour avait été décidé par le préfet du Val-d’Oise une semaine avant l’arrestation du jeune homme. Par ailleurs, l’assaillant été connu des forces de police. En décembre 2016, l’homme avait été condamné à quatre mois de prison, assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve pendant deux ans pour apologie du terrorisme et menaces de mort. Il était également fiché S.

Terroriste ou dérangé ?

La garde à vue de l’assaillant de la Tour Effel peut durer jusqu’à quatre jours. En revanche, les auditions pourraient être interrompues si un examen psychiatrique le renvoie à l’hôpital, encore une fois. En parallèle, les enquêteurs de la DGSI sont chargés de trouver l’instigateur de l’acte tenté par l’agresseur au couteau. L’investigation doit aussi déterminer la véracité de ses dires. Est-il vraiment en contact avec Daesh via les réseaux sociaux ? Ou s’agit-il de délires d’une personne déséquilibrée voire tourmentée ?